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| Avions militaires 1939-1945 |
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| Avions militaires depuis 1945 |
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| Mosquito |
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| Bombardier
léger, photo-reconnaissance, chasseur, anti-navire,
guidage de raids aérien |
| L'AVION |
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Pays constructeur |
Grande-Bretagne |
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Constructeur |
De
Havilland |
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Versions |
Prototype
& PR.I, prototype, puis version de reconnaissance
photographique. Reconnaissable à ses nacelles moteurs
plus courtes
F.II, version de chasse, équipée de 4 canons
et de 4 mitrailleuses, certains exemplaires furent convertis
en PR.II
T.III, version d'entraînement similaire à
la version F.II mais sans l'armement et avec un contrôle
double
B.IV, version bombardier non-armée, elle est semblable
à la version PR.I avec des nacelles moteur plus
longues. La soute fut modifiée pour porter une
bombe de 1 816 Kg
PR.IV, même version que le B.IV mais avec des appareils
photographique à la place des bombes
B.V, prototype servant à tester une modification
dans l'aile permettant de porter des bombes sous nacelles
ou des réservoirs auxiliaires
FB.VI, version chasseur-bombardier, elle était
équipée d'armements de la version F.II et
de bombes ou réservoirs sous les ailes. En 1944,
des roquettes furent ajoutées. Des avions furent
équipés de crosses d'appontage et transformés
ainsi en Sea Mosquito
B.VII, version canadienne basée sur le B.V et motorisé
par deux Packard Merlin 31 et deux hélices Hamilton
PR.VIII, version de reconnaissance, première version
à être utilisable à haute altitude,
elle a été obtenue à partir du B.IV
auquel des moteurs Merlin 61 à double étage
de compression furent ajoutés
B.IX, version de bombardement utilisable à haute
altitude grâce à ses moteurs à double
étage de compression
PR.IX, version de reconnaissance météorologique
basée sur le B.IX, utilisée avant chaque
raid important au-dessus de l'Europe
NF.XII, version de chasse similaire à la version
F.II et équipée du radar AI Mk.8
NF.XIII, version de chasse développée à
partir du FB.VI et équipée du radar AI Mk.8
B.XVI, version de bombardement développée
à partir du B.IX, elle était équipée
d'une cabine pressurisée
PR.XVI, version de reconnaissance dérivée
du B.XVI, les bombes en soute sont remplacées par
des réservoirs supplémentaires
NF.XVII, version de chasse équivalente au NF.XII
mais équipée du radar américain AI
Mk.10
FB.XVIII, développement du FB.VI, cette version
est équipé d'un canon anti-tank dans le
nez, elle fut utilisée par le Coastal Command contre
des navires et des sous-marins
NF.XIX, développement du NF.XIII, cette version
peut s'accommoder de tous les radars de l'époque,
vendue à la Suède après la guerre
où l'avion prit la dénomination J.30
B.XX, deuxième version canadienne, motorisée
par des Packard Merlin 31 ou 33
FB.21, version canadienne correspondant à la version
FB.VI
T.22, version d'entraînement du FB.21
B.25, version de bombardement canadienne, identique au
B.XX mais remotorisée
FB.26, version canadienne de chasse développée
à partir du B.VI et remotorisée
T.27, version d'entraînement canadienne, similaire
à la version T.22 mais remotorisée
B ou FB.29, version obtenue après conversion de
FB.26 en avion d'entraînement
NF.30, version de chasse développée à
partir de la version NF.XIX et équipée de
moteurs pour le vol à haute altitude
PR.32, version de reconnaissance, version allongée
du PR.XVI et équipée de moteurs pour le
vol à haute altitude
TF/TR.33, version maritime similaire à la version
B.VI
PR.34, version de reconnaissance à long rayon d'action,
la plus rapide de toutes les séries de Mosquito
B.35, version bombardier similaire à la version
B.XVI mais remotorisée
PR.35, version de reconnaissance obtenue à partir
de conversion de B.35
TT.35, version de guidage vers la cible également
obtenue après conversion de B.35
NF.36, chasseur développé à partir
du NF.30, remotorisé et équipé du
radar AI Mk.10
TF/TR.37, version torpilleur, similaire au T.33, équipée
d'un radar dans un nez bulbeux abritant un radar
NF.38, version similaire au NF.36 avec un radar différent
TT.39, version de guidage vers la cible convertie à
partir de cellules B.XVI
FB.40, version australienne basée sur le B.VI mais
remotorisée
PR.40, version de reconnaissance obtenue à partir
de conversions de cellule de FB.40
PR.41, version de reconnaissance australienne similaire
à la version PR.40 mais avec des équipements
radio supplémentaires et remotorisée
T.43, version d'entraînement australienne obtenue
à partir de la version FB.40 |
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Equipage |
2 |
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Premier vol |
25 novembre
1940 |
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Entrée en service |
20
septembre 1941 |
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Exemplaires produits |
6
710 pendant la deuxième guerre mondiale, 1 071
ensuite |
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Pays utilisateurs |
Grande-Bretagne,
Australie, Canada, Nouvelle-Zelande, Suède |
| DIMENSIONS |
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Envergure |
16,51
m |
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Longueur |
12,60
m |
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Hauteur |
4,65
m |
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Surface ailaire |
42,18m² |
| MOTEURS |
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Motorisation |
PR.I:
2 moteurs à piston Rolls-Royce Merlin 21, 12 cylindres
en V, refroidi par liquide
F.II, T.III, B.IV, PR.IV, B.V, NF.XII, NF.XIII, NF.XVII:
2 moteurs à piston Rolls-Royce Merlin 21/23, 12
cylindres en V, refroidi par liquide
FB.VI: 2 moteurs à piston Rolls-Royce Merlin 22,
23 ou 25, 12 cylindres en V, refroidi par liquide
FB.XVIII, NF.XIX, TF/TR.33, TF/TR.37: 2 moteurs à
piston Rolls-Royce Merlin 25, 12 cylindres en V, refroidi
par liquide
B.VII: 2 moteurs à piston Packard Merlin 31, 12
cylindres en V, refroidi par liquide
B.XX, FB.40, PR.40, T.43: 2 moteurs à piston Packard
Merlin 31 ou 33, 12 cylindres en V, refroidi par liquide
FB.21, T.22: 2 moteurs à piston Packard Merlin
33, 12 cylindres en V, refroidi par liquide
PR.41: 2 moteurs à piston Packard Merlin 69, 12
cylindres en V, refroidi par liquide
B.25, FB.26, T.27, FB.29: 2 moteurs à piston Packard
Merlin 225, 12 cylindres en V, refroidi par liquide
PR.VIII: 2 moteurs à piston Rolls-Royce Merlin
61, 12 cylindres en V, refroidi par liquide
B.IX: 2 moteurs à piston Rolls-Royce Merlin 72,
12 cylindres en V, refroidi par liquide
B.XVI, TT.39: 2 moteurs à piston Rolls-Royce Merlin
72/73 ou 76/77, 12 cylindres en V, refroidi par liquide
NF.30: 2 moteurs à piston Rolls-Royce Merlin 72,
76 ou 113, 12 cylindres en V, refroidi par liquide
PR.32, PR.34, NF.38: 2 moteurs à piston Rolls-Royce
Merlin 113 ou 114, 12 cylindres en V, refroidi par liquide
NF.36: 2 moteurs à piston Rolls-Royce Merlin 113,
12 cylindres en V, refroidi par liquide
B.35, PR.35, TT.35: 2 moteurs à piston Rolls-Royce
Merlin 114 ou 114A, 12 cylindres en V, refroidi par liquide |
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Puissance |
F.II,
T.III, B.IV, PR.IV, B.V, NF.XII, NF.XIII, NF.XVII: 2 x
917,9 kW
B.IX: 2 x 1 253,7 kW
B.XVI, TT.39: 2 x 1 254 kW ou 2 x 1 276 kW
NF.30: 2 x 1 276,1 kW |
| MASSES |
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Masse à vide |
F.II:
6 058 Kg
T.III, B.IV, FB.VI: 6 227 Kg
B.IX, B.XVI: 6 759 Kg
NF.30: 6 875 Kg |
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Masse maximale au décollage |
F.II:
8 459 Kg
T.III, B.IV, FB.VI: 9 843 Kg
B.IX, B.XVI: 11 756 Kg |
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Masse utile maximale |
B.IV: 908
Kg puis 1 816 Kg
B.IX, B.XVI: 1 816 Kg |
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Armement |
F.II:
4 canons 20 mm dans les ailes et 4 mitrailleuses 7,7 mm
dans le nez
B.IV: 4 bombes de 227 Kg dans la soute, plus tard une
bombe de 1 816 Kg
FB.VI: 4 canons 20 mm et 4 mitrailleuses 7,7 mm dans le
nez et, soit 907 Kg de bombes dans la soute, soit 227
Kg de bombes dans la soute et 454 Kg de bombes sous les
ailes (ou 8 roquettes)
B.IX, B.XVI: 6 bombes de 227 Kg (4 en soute, 2 sous les
ailes) ou, plus tard, 1 bombe de 1 816 Kg
NF.XII, NF.XIII: 4 canons de 20 mm
FB.XVIII: 1 canon de 57 mm anti-tank dans le nez, 4 canons
de 20 mm dans les ailes et 1 814 Kg de bombes dans la
soute
NF.30, NF.36: 4 canons 20 mm |
| PERFORMANCES |
| |
Vitesse maximale |
F.II:
595 Km/h
T.III, B.IV, FB.VI: 612 Km/h
B.IX, B.XVI: 669 Km/h
PR.34: 680 Km/h |
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Vitesse de croisière |
???
Km/h |
| |
Plafond |
F.II:
11 000 m
T.III, B.IV: 9 500 m
FB.VI: 11 000 m |
| |
Distance franchissable |
B.XVI:
2 400 Km |
| HISTORIQUE |
Le
Ministère de l'Air britannique fit une demande
en 1938 pour un bombardier dont la cellule devait être
constituée en partie en bois. De Havilland répondit
par le projet du Mosquito, un avion fait entièrement
en bois et sans défense. Ce dernier point choqua
le Ministère de l'Air qui considérait le
projet trop risqué. Pour celui-ci, l'idéal
du bombardier était un avion tout en métal,
lent et lourdement armé. De Havilland fut presque
obligé d'arrêter le projet, mais en faisant
pression sur un membre du Conseil de l'Air, une nouvelle
spécification fut émise en 1940 pour un
bombardier léger capable de porter une bombe de
450 Kg sur une distance de 2 400 Km. Cet avion devait
également être facilement transformable en
avion de chasse ou en appareil de reconnaissance photographique.
Ainsi, en 1940, 50 exemplaires furent commandés.
Le premier vol du Mosquito eut lieu en novembre 1940.
Très vite, l'avion montra ses qualités.
Les deux moteurs Merlin lui donnait l'agilité d'un
chasseur. Ceux-ci accompagnés du faible poids de
la structure en bois permettait à l'avion d'atteindre
des vitesses telles qu'il pouvait distancer les chasseurs
ennemis. Le Mosquito sera l'avion le plus rapide de la
RAF jusqu'à l'arrivée du multirôle
Tempest en
1944. La première version bombardier (B.IV) vola
pour la première fois en septembre 1941 et les
premières livraisons eurent lieu en novembre.
Les Mosquito firent leurs débuts avec un raid sur
Cologne le 31 mai 1942. Très vite, ils devinrent
célèbre en raison de raids audacieux réussis
comme celui sur le quartier général de la
Gestapo d'Oslo le 25 septembre 1942. En cette fin d'année,
ils expérimentèrent également avec
succès un système d'aide au bombardement
nommé "Oboe". Celui-ci permit aux Mosquito
de bombarder avec succès une centrale électrique
en Hollande dans la nuit du 20 au 21 décembre et
ce, sans visibilité. Ce système de visé
sera généralisé à tous les
bombardier du Bomber Command durant 1943.
Pendant la première moitié de 1943, les
Mosquito furent utilisés pour effectuer plus de
100 raids de précision sur l'Allemagne. Le 30 janvier,
les Mosquito firent même le premier raid sur Berlin
de jour. Durant cette année, les squadrons furent
re-équipés avec des versions améliorées
B.IX. Leur mission était maintenant de guider les
bombardiers lourds sur leurs objectifs. Pour cela, ils
volaient au devant des formations de bombardiers et ils
marquaient les points de passage et les cibles de fumigènes.
Avec la version B.XVI, le Mosquito pouvait porter 1 800
Kg de bombes et voler à 12 200 m grâceà
un cockpit pressurisé. Comme l'avion pouvait recevoir
des réservoirs supplémentaires, il pouvait
bombarder Berlin de nuit en esquivant les chasseurs grâce
à sa vitesse.
En 1944, les Mosquito furent utilisés pour tromper
les allemands. Ils faisaient des raids de diversion pour
attirer les chasseurs ennemis et laisser ainsi la voie
libre aux formations de bombardiers lourds. Pour tromper
les radars allemands, les Mosquito employaient les premiers
appareils de contre-mesure et des paillettes d'aluminium.
Pendant cette année, les Mosquito furent également
utilisés pour bombarder les sites de V1 et V2.
Là encore, ils se montrèrent beaucoup plus
efficaces que les autres bombardiers. Pour détruire
un tel site, il fallait en moyenne 165 tonnes de bombes
pour des B-17
Flying Fortress, 182 tonnes pour des B-26
Marauder, 219 pour des B-25
Mitchell, alors qu'il n'en fallait que 40 tonnes pour
des Mosquito! Enfin, toujours en 1944, les Mosquito furent
utilisés pour la chasse de nuit. Equipés
de radar, ils devaient intercepter les V-1 qui étaient
lancés à partir du continent sur l'Angleterre.
Ces missions montrent bien à quel point l'avion
était polyvalent, c'était le meilleur avion
multirôle de la Seconde Guerre Mondiale.
Les Mosquito restèrent en service dans la RAF bien
après la Seconde Guerre Mondiale. Ils ne furent
définitivement retiré qu'en 1953 et remplacés
par des bombardiers Canberra. |
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