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B-17 Flying Fortress
B-17 Flying Fortress
Bombardier stratégique
L'AVION
  Pays constructeur Etats-Unis
  Constructeur Boeing
  Versions Model 299, 1935
Y1B-17 ou B-17A, 1937, première version (prototype et premières productions)
B-17B, 1939
B-17C
B-17D
B-17E, 1941, ajout d'une tourelle arrière
B-17F, 1943
B-17G, 1943, ajout d'une tourelle sous le nez. L'avion vole plus vite, atteint une altitude plus élevée et va plus loin.
  Equipage 10
  Premier vol 28 juillet 1935
  Entrée en service 7 décembre 1941
  Exemplaires produits 12 726
  Pays utilisateurs Etats-Unis
DIMENSIONS
  Envergure 31,67 m
  Longueur B-17B, C & D: 20,70 m
B-17E: 22,28 m
B-17F & G: 22,68 m
  Hauteur B-17B, C & D: 4,70 m
B-17E, F & G: 5,84 m
  Surface ailaire 131,90
MOTEURS
  Motorisation Model 299: 4 moteurs à piston Pratt & Whitney Hornet
B-17C,D & E: 4 moteurs à piston en étoile et turbocompréssés Wright-Cyclone R-1820-65
B-17F & G: 4 moteurs à piston en étoile et turbocompréssés Wright Cyclone R-1820-97
  Puissance B-17C, D & E: 4 x 932,8 kW
B-17F & G: 4 x 895,5 kW
MASSES
  Masse à vide B-17B, C & D: 14 159 Kg
B-17G: 16 391 Kg
  Masse maximale au décollage B-17B, C & D: 21 205 Kg
B-17E: 24 091 Kg
B-17G: 24 950 Kg, sur-chargé: 27 240 Kg
  Masse utile maximale B-17G: 2 724 Kg
  Armement B-17C: 6 mitrailleuses 12,7mm + 1 de 7,7mm + 2 720 Kg de bombes
B-17E: entre 9 et 12 mitrailleuses 12,7mm + 1 de 7,7mm + 1 814 Kg de bombes
B-17F: 12 mitrailleuses de 12,7mm et (7 985 Kg) de bombes
B-17G: 13 mitrailleuses de 12,7 mm et 2 724 Kg de bombes (la plus grosse pesant 908 Kg), ou en surcharge 5 800 Kg
PERFORMANCES
  Vitesse maximale B-17B, C & D: 520 Km/h
B-17E: 510 Km/h
B-17F: 480 Km/h
B-17G: 472 Km/h
  Vitesse de croisière B-17B, C & D: 402 Km/h
B-17E: 322 Km/h
B-17G: 293 Km/h
  Plafond B-17F: 11 430 m
B-17G: 10 850 m
  Distance franchissable B-17F: 4 635 Km
B-17G: 5 472 Km
HISTORIQUE
Le B-17 Flying Fortress est un avion issu d'une compétition qui eut lieu en 1934 pour remplacer le biplan bimoteur de bombardement Keystone. Le nouvel avion devait défendre les Etats-Unis de flottes maritimes venues les agresser, il devait pouvoir atteindre l'Alaska, Hawaï ou Panama à partir du territoire des Etats-Unis avec une charge utile de 910 Kg. La surprise fut que Boeing présenta un avion, le Model 299, équipé de quatre moteurs (Pratt & Whitney Hornet) afin de porter la même masse de bombes que le Martin B-10 qu'il devait remplacer mais plus vite et en volant plus haut. Ce modèle présenté reprenait des éléments du bombardier géant XB-15, encore en conception, et du Model 247 de transport.
Le premier vol du prototype eut lieu le 28 juillet 1935, soit douze mois après les premières ébauches. Des avions de pré production Y1B-17 suivirent. Ceux-ci furent équipés des moteurs Wright Cyclone et furent rapidement renommés B-17A. A ceux-ci, succédèrent 39 B-17B sur lesquels furent montés les premiers moteurs Wright Cyclone turbocompressés pour de meilleures performances à haute altitude. Cette version avait également un nouveau nez, de plus grands ailerons et une dérive modifiée. Mais en cette fin des années 30, l'argent manquait pour équiper l'aviation et en 1939 seulement 30 B-17 Flying Fortress étaient en service. Comme l'engagement des Etats-Unis ne faisaient pas de doute à terme lorsque la Seconde Guerre Mondiale éclata, les américains accélérèrent les commandes. Un petit nombre (20 exemplaires) de B-17C furent envoyées à la RAF. Ces avions y furent renommés Fortress I et montrèrent rapidement que leur armement défensif n'était pas adapté. La version B-17C avait pourtant été équipée de mitrailleuses positionnées sur les côtés et d’une tourelle ventrale. Mais elle ne disposait pas de défenses arrières et les chasseurs allemands se servaient de cet angle mort pour leurs attaques.
En septembre 1941, le B-17 Flying Fortress prit sa forme définitive avec la version B-17E. Celle-ci introduisit un nouvel empennage, la dérive prenait racine vers le milieu du fuselage. Au niveau de l'armement, Boeing suivit les recommandations des britanniques: l'avion fut doté d'une tourelle dorsale rotative, d'une tourelle arrière et le nombre de mitrailleuses de la tourelle ventrale fut augmenté, de plus elle était contrôlée à distance. 112 de ces avions furent construit avant que la tourelle ventrale ne redevienne manuelle et en forme de balle. Outre ces armements, la version B-17E était mieux blindée et l’équipement radio était plus fourni.
Après l'attaque sur Pearl Harbour le 7 décembre 1941, la production de B-17E Flying Fortress s'accéléra. A partir de juillet 1942, la Huitième Air Force commença à se former en Grande-Bretagne, elle était équipée de la version B-17E. Le 17 août 1942, le premier raid américain, formé de 12 B-17 Flying Fortress, lança une attaque sur la gare de triage de Rouen qui ne fit aucune perte parmi les bombardiers. Mais les choses sérieuses ne commencèrent réellement que le 27 janvier 1943 lors du premier raid américain sur l'Allemagne. Les pertes furent élevées car les avions attaquèrent de jour pour mieux atteindre leurs cibles et ils n'avaient pas encore la tactique de regroupement qui fut utilisée plus tard.
1943 vu l'apparition d'une nouvelle version du bombardier, la version B-17F. Elle fut produite non seulement par Boeing, mais aussi sous licence par Douglas et Vega, une filiale de Lokheed. Au total, 3 405 exemplaires de cette version furent produits. Elle étaient armée de 11 mitrailleuses. Cette version était assez lente, elle ne pouvait dépasser les 480 Km/h, mais sa vitesse d'atterrissage était de seulement 145 Km/h. Il lui fallait 34 minutes 30 pour atteindre l'altitude de 6 100 m.
La version définitive vu le jour en septembre 1943 avec la version B-17G. Des tests de tirs avaient été effectués sur un XB-40, une version modifiée du B-17, ils avaient montrés l'avantage que procurait une tourelle de nez. Celle-ci fut donc montée sur la version B-17G. Elle incorporait 2 mitrailleuses, ce qui portait le nombre total à 13 avec des munitions pour 6 380 tirs. En tout, 8 680 exemplaires de cette version furent construits dans les usines de Boeing, Douglas et Vega.
Les hommes à bord de l'avion avaient tous des postes bien définis. Le pilote était le chef de l'équipage. En raison des longs vols en formation serrée et également en raison des pertes, il était secondé par un co-pilote. Le bombardier était l'homme responsable du largage des bombes. Quand l'avion de tête de la formation larguait ses bombes, les suivants faisaient de même. Il s'occupait également de la défense avant de l'avion en maniant une mitrailleuse avant. Le navigateur était en charge de la navigation par divers moyens: radio, points de repère ou astronomie. Comme le bombardier, il manipulait une mitrailleuse dans le nez de l'appareil. L'ingénieur de vol était responsable du côté technique du vol mais aussi de la tourelle dorsale qui constituait un excellent point d'observation. Il avait aussi quelques notions de pilotage et il ait arrivé que des ingénieurs de vol fasse atterrir des avions car leurs pilotes étaient soit blessés, soit tués. L'opérateur radio était responsable des communications entre les avions de la formation mais aussi de la mitrailleuse située à la racine de la dérive et surtout, il avait une formation de premier secours pour les membres d'équipage blessés. Deux mitrailleurs étaient placés de part et d'autre du fuselage derrière l'aile, ce sont eux qui eurent le plus de pertes au cours du conflit car ils étaient les plus exposés. L'homme de la tourelle ventrale devait être petit car l'espace était réduit dans cette bulle. Il la manœuvrait à l'aide de pédale et elle offrait un excellent point d'observation pour tout ce qui se passait en dessous de l'avion. Ce poste était assez redouté, bien qu'en définitive, statistiquement, il était assez protégé. Enfin, la tourelle de queue était manœuvré par un homme qui devait être un bon tireur car la plupart des attaques des chasseurs se faisait par l'arrière. Le B-17 Flying Fortress avait une réputation d'un avion assez facile à piloter, bien que la pression était forte sur les ailerons. Mais surtout, il était capable de supporter d'importants dégâts dans sa cellules comme en témoigne ce site.
Sur le théatre européen, les B-17 Flying Fortress étaient principalement utilisés par la Huitième Air Force basée en Grande-Bretagne pour le bombardement de l’Allemagne et des pays envahis. D’autres étaient stationnés en Afrique du Nord, comme ceux qui participèrent aux premier raid de bombardement au-dessus de Rome le 19 juillet 1943, aux côtés de B-24 Liberator.
A partir de 1943, les bombardements alliés sur l'Allemagne nazi avait pour but de réduire la production manufacturière et d'atteindre le morale des allemands. Ainsi, les bombardiers britanniques tels que le Lancaster et le Halifax bombardaient de nuit tandis que les bombardiers américains B-24 Liberator et B-17 Flying Fortress bombardaient de jour dans des missions qui se devaient plus précises.
Le 17 août 1943, 376 B-17 Flying Fortress sont partis d'Angleterre pour bombarder les usines Messerschmitt à Ratisbonne (Regensburg) en Bavière, au nord de Munich, ainsi qu'une usine de roulements à bille à Schweinfurt. Ce raid représentait une pénétration de 800 Km en Europe Continentale, soit le plus long raid effectué jusqu'alors. Les alliés n'avaient pas de chasseurs à long rayon d'action pour escorter les bombardiers. De plus, le mauvais temps empêcha les avions de se regrouper au-dessus de la Manche. Quand les allemands se rendirent compte de l'importance du raid et de cette disparition, ils lancèrent tous leurs avions disponibles sur les bombardiers. La Flak (la DCA allemande) fit des tirs de barrages excessivement denses. Plus de 60 bombardiers furent descendus et beaucoup furent endommagés. Le bombardement des cibles ne fut pas couronné de succès. Le 17 octobre, les alliés relancèrent un raid équivalent qui se solda par autant de pertes. Si bien que les raids de précisions de jour furent annulés jusqu'en février 1944.
Au début 1944, les P-51 Mustang et les P-47 Thunderbolt escortait les bombardiers et les pertes diminuèrent. Ainsi, le 6 mars 1944, 600 B-17G Flying Fortress escortées bombardèrent Berlin de jour. Cette attaque eut un double succès: les objectifs économiques et militaires furent atteints et une victoire politique fut acquise. En bombardant la capitale du Reich avec une attaque massive, le moral de la population chuta. Ce raid montra également la nécessité vitale des chasseurs d'escorte à long rayon d'action.
Le plus grand raid de B-17 Flying Fortress eut lieu en février 1945 lorsque 1 000 bombardiers lancèrent un raid sur Berlin, escortés par 400 chasseurs. Durant ce même mois, les B-17 participèrent à la destruction de Dresde (13-15 février) avec les bombardiers Lancaster de la RAF. Le but était de détruire le moral des allemands et de montrer à l'Armée Rouge toute proche quelle était la puissance des armées occidentales. Lors de ce raid, des bombes incendiaires furent utilisées afin de créer une tempête de feu sur la ville. Ces bombardements firent près de 135 000 victimes, à comparer aux 70 000 victimes immédiates dûes à la bombe atomique larguée à Hiroshima...
Sur le front du Pacifique, contre le Japon, les B-17 Flying Fortress furent utilisées pour les bombardements stratégiques jusqu'à l’arrivée des B-29 Superfortress vers la mi-1943. Elles servirent encore après cette date pour des missions de bombardements non stratégiques mais aussi pour des missions de reconnaissance et de lutte anti-sous-marines.
Certains avions des versions B-17F et G furent équipés du radar H2X dont les antennes, placées à l'avant et à l'arrière, se rétractaient. 25 B-17F furent également transformées en bombes volantes BQ-7 Aphrodite, chargées de 5 454 Kg d'explosif, elles étaient téléguidées sur les bases allemandes de sous-marins. Du bombardier B-17 Flying Fortress, on fit des avions aux diverses missions. La version F-9 était une version de reconnaissance, la version C-108 correspondait à un avion de transport, ainsi que la version CB-17. La version PB-1W était une version équipée d'un radar pour l'alerte avancée, la version PB-1G était destinée au secours en mer et pouvait larguer des canots de survie, la version QB-17 a également servit comme drône pour des tests de missiles dans les années 60.



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