|
|
| |
| Avions militaires 1939-1945 |
|
|
|
| |
| Avions militaires depuis 1945 |
|
|
|
| |
|
|
| |
|
| Valiant |
|
| Bombardier
stratégique |
| L'AVION |
| |
Pays constructeur |
Grande-Bretagne |
| |
Constructeur |
Vickers |
| |
Versions |
Type
660, premier prototype
Type 667, second prototype
Valiant Mk.I, version originale du bombardier
Valiant Mk.II, version destinée à marquer
les cibles pour les autres bombardiers, finalement abandonnée
Valiant B(PR) Mk.1, version de reconnaissance à
long rayon d'action et à haute altitude
Valiant B(PR)K Mk.1, version de reconnaissance équipée
pour le ravitaillement en vol |
| |
Equipage |
5 |
| |
Premier vol |
18 mai 1951 |
| |
Exemplaires produits |
107 |
| |
Pays utilisateurs |
Grande-Bretagne |
| |
Service |
En
service en juin 1954, retiré définitivement
en janvier 1965 |
| DIMENSIONS |
| |
Envergure |
34,87
m |
| |
Longueur |
33,01
m |
| |
Hauteur |
9,81
m |
| |
Surface ailaire |
???
m² |
| MOTEURS |
| |
Motorisation |
4
réacteurs Rolls-Royce Avon 204 |
| |
Poussée |
4 x
44,7 kN |
| MASSES |
| |
Masse à vide |
34
420 Kg |
| |
Masse maximale au décollage |
79 380
Kg |
| |
Masse utile maximale |
4
500 Kg |
| PERFORMANCES |
| |
Vitesse maximale |
(Mach
0,84) 912 Km/h |
| |
Vitesse de croisière |
(Mach 0,82)
890 Km/h |
| |
Plafond |
16 460
m |
| |
Distance franchissable |
???
Km |
| HISTORIQUE |
Le
Valiant est le premier bombardier de la famille des "V-Bombers"
qui comprend également le Victor et le Vulcan.
Cet avion ne faillit jamais être construit. Vickers
travaillait sur un bombardier équipé de
moteurs à réaction depuis 1944 mais sans
réel intérêt du gouvernement britannique.
Cependant à la fin de la Seconde Guerre mondiale,
l'intérêt d'un bombardier de ce type se fit
sentir et le Ministère de l'Equipement britannique
émit une requête en 1946 pour un avion capable
de porter une bombe de 4 500 Kg, de voler à 926
Km/h à 15 200 m sur une distance de plus de 6 200
Km. Ce projet représentait un grand saut en capacité
comparé aux avions à piston. Les caractéristiques
de l'avion de Vickers étaient trop juste par rapport
aux spécifications émises et il semblait
condamné, d'autant plus que Avro et Handley Page
avaient des propositions qui satisfaisaient les critères.
Vickers se battit alors avec le gouvernement britannique
pour que son avion soit construit en prétextant
que son design était plus simple et qu'il serait
moins sujet à un échec ou à de grands
délais de fabrication par rapport à ses
concurrents. Finalement, Vickers fut autorisé à
construire son Type 660 et une nouvelle requête
fut émise à son propos en juillet 1948.
La conception de l'avion commença réellement
en avril 1948 et en février 1949, le Ministère
de l'Equipement ordonna la construction de deux prototypes.
En avril 1951, alors que l'avion n'avait pas encore volé,
vingt-cinq avions de série furent commandé.
Le premier vol du prototype eut lieu le 18 mai 1951. En
juin de cette même année, le nom de Valiant
fut choisit. Ce bombardier inaugurait une nouvelle façon
de nommer les bombardiers en Grande-Bretagne. Après
les avoir nommés comme des villes du Commonwealth
(comme le Lancaster
ou le Halifax),
il fut décider de leur donner un nom commençant
par V.
Le Valiant avait une aile de conception classique pour
l'époque et était de forme lisse. Les moteurs
Rolls Royce Avon étaient encastrés dans
les racines des ailes. Le premier prototype fut perdu
au début de 1952 suite à un incendie de
moteur. Le second prototype, le Type 667, était
presque fini et il vola pour la première fois le
11 avril 1952. Il avait des prises d'air élargies
par rapport à son prédécesseur pour
alimenter des moteurs Avon plus puissants.
Une nouvelle version fut développée pour
satisfaire un besoin de la RAF. Celle-ci voulait que des
avions servent à marquer des cibles, une tactique
qui avait été employée au cours de
la Seconde Guerre Mondiale. Cette méthode semblait
un peut archaïque au temps de bombardiers nucléaires
équipés de radar, mais Vickers construisit
cette nouvelle variante au fuselage renforcé pour
soutenir les efforts du vol à basse altitude nécessaire
dans ce type de mission. Elle fut appelée Mk.II
et commandée à 17 exemplaires. Le premier
prototype vola pour la première fois le 4 septembre
1953. Cette version se distinguait par un nez allongé
et un train d'atterrissage placé dans un carénage
sous l'aile plutôt que dans l'aile en elle-même,
traduisant le renforcement de l'aile. Cependant, en 1955,
la RAF se rendit compte que la tactique du marquage était
devenue obsolète, les avions pouvant très
bien trouver leur chemin jusqu'à la cible avec
l'utilisation du radar alors même qu'elle considérait
la pénétration du territoire de l'URSS à
haute altitude comme allant devenir plus dangereuse dans
le futur. Ainsi, le Valiant Mk.II fut abandonné
alors qu'il aurait put être transformé en
bombardier à basse altitude.
En 1953, alors que les premiers Valiant Mk.I étaient
construit, la Grande-Bretagne était en retard par
rapport aux Etats-Unis et à l'URSS sur le développement
d'un bombardier moderne. A cette époque les Etats-Unis
utilisaient déjà le B-47
Stratojet et même si le Valiant volait plus
haut, était capable de transporter une charge utile
supérieure, il volait néanmoins plus lentement
et surtout, il n'était pas encore en service. La
Grande-Bretagne ne pouvait aligner que des Lincoln (une
version améliorée du Lancaster)
et des B-29
Superfortress (renommées Washington) prêtées
par les Etats-Unis. Ce retard important était le
résultat du développement de front de quatre
bombardiers: le Vickers Valiant, l'Avro Vulcan, le Handley
Page Victor et le Shorts Squerrin (bien que celui-ci resta
au stade de prototype). Le premier Valiant Mk.I n'entra
en service qu'en juin 1954. Le squadron ainsi formé,
le N°138, ne fut pleinement opérationnel qu'en
juillet 1955.
La RAF réalisa que ses bombardiers pourraient faire
une bonne plate-forme de reconnaissance. Elle commanda
donc 11 Valiant en version de reconnaissance. Ceux-ci,
connus sous la désignation de Valiant B(PR) Mk.I,
emportaient huit appareils photographiques dans la soute
à la place des bombes. Le premier de ces avions
fut livré en juin 1955. Une autre version fut ensuite
construite, Valiant B(PR)K Mk.I. Cette version pouvait
emporter soit des bombes, soit l'équipement de
reconnaissance, mais aussi un pack de ravitaillement en
vol pour transformer le bombardier en citerne volante.
En juillet 1956, l'Egypte nationalisa le Canal de Suez.
Des Valiant furent disposés à Malte et à
partir du 31 octobre, ils menèrent des bombardements
contre les aérodromes égyptiens. Ils furent
retirés au début 1957 sans qu'aucun avion
ne soit abattu.
Le 11 octobre 1956, un Valiant de la RAF largua dans le
désert australien la première bombe atomique
britannique. En 1957, les britanniques utilisèrent
également un Valiant pour larguer leur première
bombe H sur une île du Pacifique. Celle-ci se révéla
moins puissante que prévu et c'est finalement en
1958, au bout du troisième test que les britanniques
validèrent leur armement nucléaire. La Grande-Bretagne
fit donc l'acquisition de la bombe H deux ans après
les Etats-Unis et l'URSS. La "Force V" (V-force)
était dorénavant vecteur de la bombe nucléaire
et intégra la force nucléaire de l'OTAN.
En 1960, avec l'arrivée des Victor et des Vulcan,
les Valiant équipés pour le ravitaillement
en vol ne se servirent plus que dans ce rôle.
En 1962, la RAF se rendit compte que la pénétration
du territoire soviétique ne se déroulerait
pas comme en Egypte, le pays étant défendu
par des chasseurs Mig-17 Frescot et par des missiles air-sol.
La tactique de pénétration à haute
ou moyenne altitude était vouée à
l'échec. Entre 1962 et 1963, les Valiant furent
contraints de voler plus bas pour élaborer des
tactiques de pénétration à faible
altitude. Les versions Mk.I se trouvèrent donc
dans le rôle qui aurait pu être celui des
versions Mk.II. Alors que les Victor et Vulcan
avaient été modifiés pour correspondre
au vol à basse altitude, beaucoup plus fatiguant
au niveau structurel, le Valiant ne subit aucune modification.
En 1964 des accidents inexplicables eurent lieu sur trois
appareils. Après enquête, il s'avéra
que les structures des Valiant étaient très
fatiguées, résultat des vols à basse
altitude. Aussitôt les Valiant furent interdit de
vol à basse altitude et la RAF se pencha sur le
problème pour savoir le coût des réparations
à effectuer sur les avions. Avec la flotte de Victor
et de Vulcan en service, le coût de réfaction
des Valiant se montra trop élevé et en janvier
1965 le dernier squadron de Valiant fut démantelé.
Pour remplacer ses avions ravitailleurs, la RAF dut convertir
des Victor. Aujourd'hui il n'en reste plus qu'un seul
exemplaire du Valiant, visible au musée de la RAF
à Hendon, au nord de Londres. |
|
|