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B-1 Lancer
B-1B Lancer
Bombardier stratégique, lanceur de missiles de croisière
L'AVION
  Pays constructeur Etats-Unis
  Constructeur Rockwell
  Versions B-1A Lancer, 1974, version d'origine, utilisée comme prototype
B-1B Lancer, 1983, version considérablement améliorée au niveau de l'avionique (précision de tir, suivi de terrain automatique), de la signature radar (entées de réacteurs redéssinées) et de sa capacité d'emport.
  Equipage 4
  Premier vol B-1A: 23 décembre 1974
B-1B: mars 1983
  Exemplaires produits B-1A: 4
B-1B: 100
  Pays utilisateurs Etats-Unis
  Service Le B-1B Lancer est en service depuis 1987
DIMENSIONS
  Envergure De 23,84 m à 41,67 m
  Longueur 44,70 m
  Hauteur 10,36 m
  Surface ailaire 181,16
MOTEURS
  Motorisation B-1A: 4 Turbofans General Electric F 101-100 avec post-combustion
B-1B: 4 Turbofans General Electric F 101-102 avec post-combustion
  Poussée B-1A: 4 x 133,4 avec PC
B-1B: 4 x 65 kN, 4 x 136,9 avec PC
MASSES
  Masse à vide 72 580 Kg
  Masse maximale au décollage 216 365 Kg
  Masse utile maximale 36 290 Kg
PERFORMANCES
  Vitesse maximale B-1A: Mach 2 en altitude
B-1B: Mach 1,5 en altitude
Mach 0,99 au niveau de la mer
  Vitesse de croisière ???
  Plafond 15 000 m
  Distance franchissable B-1A: 9 800 Km
B-1B: 12 000 Km
HISTORIQUE
Les études pour un bombardier capable de pénétrer en territoire ennemi à une vitesse proche de celle du son commencèrent en 1961 après l'annulation du XB-70 Valkyrie. Ce nouveau bombardier devait remplacer les B-52 Stratofortress vers 1980. Mais le programme prit du retard en raison des déboires liés aux programmes du B-58 Hustler, du FB-111 et du XB-70 Valkyrie: l'USAF ne voulait pas recommencer ces erreurs. De plus le secrétaire à la Défense de l'époque, McNamara, croyait plus en la capacité des ICBM (missiles intercontinentaux) qu'en la capacité des bombardiers pour une force de dissuasion nucléaire, laissant le bombardement au FB-111. Mais le président Nixon retourna la situation, North American et General Dynamics reçurent le feu vert pour la construction du bombardier en 1970 et le premier des quatre prototypes du B-1 Lancer fini par voler en 1974.
Le B-1A Lancer reprend le concept de l'aile à géométrie variable: en flèche pour les vols à haute altitude à Mach 2 et droite pour les vols à basse altitude. En outre, l'objectif du B-1 Lancer d'avoir la même capacité d'emport que le B-52 Stratofortress mais avec un poids total plus faible et une distance de décollage plus courte était atteint. Mais l'avion coûtait assez cher (30 millions de dollars de l'époque), notamment en raison de l'utilisation d'un système de contre-mesures électroniques pesant deux tonnes.
Le 30 juin 1977, le président Carter changea de priorité et décida d'annuler le projet en faveur des missiles de croisière. La raison de ce nouveau retournement était le prix de l'avion s'élevant maintenantà 100 millions de dollars par rapport à sa vulnérabilité face aux missiles sol-air. Cependant, les missiles de croisière avaient besoin d'un vecteur aérien pour être lancés, et un nouveau programme pour un avion lanceur de missiles fut lancé. En fait il apparut que le B-1 Lancer était la meilleure plate-forme pour ce rôle. Le président Reagan relança donc le programme du B-1 Lancer le 2 octobre 1981, cette nouvelle version prenant la désignation B-1B.
Pour remplir la tâche qu'il lui incombait, la structure du B-1 Lancer a été modifiée pour permettre une capacité d'emport plus grande. Les réacteurs furent changées pour donner plus de puissance. La flèche des ailes a également été modifiée, passant au maximum de 67,5° à 60°. Cette modification entraîna un frottement aérodynamique plus important et la vitesse maximale passa de Mach 2 à Mach 1,5 en haute altitude. Enfin, pour répondre aux critiques sur la vulnérabilité du B-1A, la version B-1B reçue toute une panoplie pour son autodéfense. Ainsi, cette version se vit équipée d'un radar de suivi de terrain pour voler le plus bas possible, ce qui lui permet de voler à seulement 60 m du sol. Mais le plus important est que pour la première fois des technologies furtives ont été employées. Ainsi, pour réduire la signature radar du B-1B Lancer à 1% de celle du B-52 Stratofortress, les ingénieurs ont redéssiné les arrêtes de l'avion en utilisant plus de courbes (visible sur les nacelles des moteurs) et des matériaux absorbant les ondes radar ont été employés.
Aujourd'hui, le B-1B Lancer a perdu sa capacité nucléaire avec les accords START entre la Russie et les Etats-Unis et n'est plus employé que dans des missions conventionnelles. La capacité nucléaire est laissée aux B-2 Spirit. L'USAF aligne aujourd'hui 93 B-1B Lancer, aux côtés des 76 B-52H Stratofortress encore en service.



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