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| Avions militaires 1939-1945 |
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| Avions militaires depuis 1945 |
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| B-1
Lancer |
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| Bombardier
stratégique, lanceur de missiles de croisière |
| L'AVION |
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Pays constructeur |
Etats-Unis |
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Constructeur |
Rockwell |
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Versions |
B-1A
Lancer, 1974, version d'origine, utilisée comme
prototype
B-1B Lancer, 1983, version considérablement améliorée
au niveau de l'avionique (précision de tir, suivi
de terrain automatique), de la signature radar (entées
de réacteurs redéssinées) et de sa
capacité d'emport. |
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Equipage |
4 |
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Premier vol |
B-1A: 23 décembre
1974
B-1B: mars 1983 |
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Exemplaires produits |
B-1A:
4
B-1B: 100 |
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Pays utilisateurs |
Etats-Unis |
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Service |
Le
B-1B Lancer est en service depuis 1987 |
| DIMENSIONS |
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Envergure |
De 23,84
m à 41,67
m |
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Longueur |
44,70
m |
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Hauteur |
10,36
m |
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Surface ailaire |
181,16
m² |
| MOTEURS |
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Motorisation |
B-1A:
4 Turbofans General Electric F 101-100 avec post-combustion
B-1B: 4 Turbofans General Electric F 101-102 avec post-combustion |
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Poussée |
B-1A:
4 x 133,4 avec PC
B-1B: 4 x 65 kN, 4 x 136,9 avec PC |
| MASSES |
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Masse à vide |
72
580 Kg |
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Masse maximale au décollage |
216
365 Kg |
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Masse utile maximale |
36
290 Kg |
| PERFORMANCES |
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Vitesse maximale |
B-1A:
Mach 2 en altitude
B-1B: Mach 1,5 en altitude
Mach 0,99 au niveau de la mer |
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Vitesse de croisière |
??? |
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Plafond |
15 000
m |
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Distance franchissable |
B-1A:
9 800 Km
B-1B: 12 000 Km |
| HISTORIQUE |
Les
études pour un bombardier capable de pénétrer
en territoire ennemi à une vitesse proche de celle
du son commencèrent en 1961 après l'annulation
du XB-70
Valkyrie. Ce nouveau bombardier devait remplacer les
B-52 Stratofortress
vers 1980. Mais le programme prit du retard en raison
des déboires liés aux programmes du B-58
Hustler, du FB-111
et du XB-70
Valkyrie: l'USAF ne voulait pas recommencer ces erreurs.
De plus le secrétaire à la Défense
de l'époque, McNamara, croyait plus en la capacité
des ICBM (missiles intercontinentaux) qu'en la capacité
des bombardiers pour une force de dissuasion nucléaire,
laissant le bombardement au FB-111.
Mais le président Nixon retourna la situation,
North American et General Dynamics reçurent le
feu vert pour la construction du bombardier en 1970 et
le premier des quatre prototypes du B-1 Lancer fini par
voler en 1974.
Le B-1A Lancer reprend le concept de l'aile à géométrie
variable: en flèche pour les vols à haute
altitude à Mach 2 et droite pour les vols à
basse altitude. En outre, l'objectif du B-1 Lancer d'avoir
la même capacité d'emport que le B-52
Stratofortress mais avec un poids total plus faible
et une distance de décollage plus courte était
atteint. Mais l'avion coûtait assez cher (30 millions
de dollars de l'époque), notamment en raison de
l'utilisation d'un système de contre-mesures électroniques
pesant deux tonnes.
Le 30 juin 1977, le président Carter changea de
priorité et décida d'annuler le projet en
faveur des missiles de croisière. La raison de
ce nouveau retournement était le prix de l'avion
s'élevant maintenantà 100 millions de dollars
par rapport à sa vulnérabilité face
aux missiles sol-air. Cependant, les missiles de croisière
avaient besoin d'un vecteur aérien pour être
lancés, et un nouveau programme pour un avion lanceur
de missiles fut lancé. En fait il apparut que le
B-1 Lancer était la meilleure plate-forme pour
ce rôle. Le président Reagan relança
donc le programme du B-1 Lancer le 2 octobre 1981, cette
nouvelle version prenant la désignation B-1B.
Pour remplir la tâche qu'il lui incombait, la structure
du B-1 Lancer a été modifiée pour
permettre une capacité d'emport plus grande. Les
réacteurs furent changées pour donner plus
de puissance. La flèche des ailes a également
été modifiée, passant au maximum
de 67,5° à 60°. Cette modification entraîna
un frottement aérodynamique plus important et la
vitesse maximale passa de Mach 2 à Mach 1,5 en
haute altitude. Enfin, pour répondre aux critiques
sur la vulnérabilité du B-1A, la version
B-1B reçue toute une panoplie pour son autodéfense.
Ainsi, cette version se vit équipée d'un
radar de suivi de terrain pour voler le plus bas possible,
ce qui lui permet de voler à seulement 60 m du
sol. Mais le plus important est que pour la première
fois des technologies furtives ont été employées.
Ainsi, pour réduire la signature radar du B-1B
Lancer à 1% de celle du B-52
Stratofortress, les ingénieurs ont redéssiné
les arrêtes de l'avion en utilisant plus de courbes
(visible sur les nacelles des moteurs) et des matériaux
absorbant les ondes radar ont été employés.
Aujourd'hui, le B-1B Lancer a perdu sa capacité
nucléaire avec les accords START entre la Russie
et les Etats-Unis et n'est plus employé que dans
des missions conventionnelles. La capacité nucléaire
est laissée aux B-2
Spirit. L'USAF aligne aujourd'hui 93 B-1B Lancer,
aux côtés des 76 B-52H
Stratofortress encore en service. |

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