|
|
| |
| Avions militaires 1939-1945 |
|
|
|
| |
| Avions militaires depuis 1945 |
|
|
|
| |
|
|
| |
|
| Aerospatiale/British
Aerospace Concorde |
 |
| Avion
de ligne supersonique |
| DATES |
| |
Premier vol |
2
mars 1969 |
| |
Date de mise en service |
21
janvier 1976 |
| |
Exemplaires produits |
13 |
| DIMENSIONS |
| |
Envergure |
25,57
m |
| |
Longueur |
62,10
m |
| |
Hauteur |
11,40
m |
| |
Surface ailaire |
358,22
m² |
| |
Flèche |
???
° |
| |
Longueur de la cabine |
39,32
m |
| |
Largeur maximale de la cabine |
2,63
m |
| MOTEURS |
| |
Motorisation |
4
turboréacteurs Rolls-Royce/SNECMA Olympus 593 MK
610 |
| |
Poussée |
4
x 169,03 kN |
| MASSES |
| |
Masse à vide |
78
698
Kg |
| |
Masse maximale au décollage |
185
069
Kg |
| |
Masse maximale à l'atterrissage |
111
000
Kg |
| |
Masse utile maximale |
13
000
Kg |
| |
Volume de la soute |
19,4
m3 |
| |
Capacité maximale de carburant |
119
500
l |
| PERFORMANCES |
| |
Vitesse maximale |
(Mach
2,2) 2 300
Km/h |
| |
Vitesse de croisière |
(Mach
2,02) 2 150
Km/h |
| |
Plafond |
Altitude
de croisière: 18 288 m
Altitude maximale: 19 202
m |
| |
Distance franchissable |
6
545
Km |
| |
Distance de décollage |
3
594
m |
| |
Consommation (d'un moteur) |
25
625
litres/heure |
| |
Nombre de passagers |
100
en 1ere classe exclusivement, 4 rangés avec une
allée centrale |
| HISTORIQUE |
L'idée
d'un avion supersonique de ligne date des années
50 et a germée à la fois en France et en
Grande-Bretagne. Devant les contraintes techniques, les
deux pays ont coopéré à la réalisation
du Concorde au travers de Sud-Aviation (devenue Aerospatiale)
et BAC (British Aerospace Corporation), cet accord fut
présenté aux gouvernements respectif le
25 octobre 1962. Une maquette grandeur nature est présentée
à Bristol, dans les usines de la BAC, le 24 octobre
1963. Le 4 juin 1963, Pan Am annonce qu'elle est intéressée
par l'avion supersonique. Du coup, le président
Kennedy annonce le lendemain même que les Etats-Unis
se lanceront dans un programme sur 6 ans pour le développement
d'un avion supersonique. Pour lui, il faut que les Etats-Unis
gardent le leadership qu'ils ont acquis dans le domaine
aéronautique depuis la Deuxième Guerre Mondiale.
Durant les 5 premières années du projet,
les britanniques appelaient l'avion le Concord et les
français le Concorde. Chacun campait sur ses positions
pour le nom définitif de l'avion. Ce ne fut qu'à
l'exposition du prototype à Toulouse le 11 décembre
1967 que le Premier Ministre britannique annonça
que l'avion s'appellerait bien Concorde.
Le premier point fixe du prototype avec ses moteurs se
déroule le 4 février 1968 à Toulouse.
Le 20 août, il fait ses premiers essais de roulement.
Mais, coup de théâtre, le 31 décembre
1968 le Tu-144
décolle pour la première fois en URSS. Cet
avion très semblable au Concorde et appelé
de suite "Concordski" par les occidentaux: il
a été construit à partir des plans
subtilisés du supersonique franco-britannique.
Le 2 mars 1969, le prototype français décolle
pour la première fois, le 9 avril c'est au tour
du prototype britannique. Le 1er octobre 1969, le Concorde
passe pour la première fois le mur du son et le
5 novembre 1970, il franchit Mach 2.
Alors que le Concorde est désormais une réussite
technique, les problèmes commerciaux vont commencer
à apparaître bien que le concorde commence
une tournée de démonstration à partir
du 4 septembre 1971 sur tous les continents. Au début
de l'année 1972, les compagnies américaines
(Air Canada, American Airlines, Continental Airlines,
TWA, United Airlines, Pan Am) annoncent les unes après
les autres leur renoncement sur les options qu'elles avaient
prisent sur le Concorde. Le 27 avril 1972, la Federal
Aviation Administration (FAA) interdit le survol supersonique
du territoire américain pour les avions civils.
Cependant, la mise au point du supersonique continue et
le 5 décembre 1975, il reçoit son certificat
de navigabilité britannique.
Les premiers vols commerciaux ont lieu le 21 janvier 1976,
par Air France sur Paris-Rio de Janeiro via Dakar et par
British Airways sur Londres-Bahreïn.
Le 4 février 1976, le gouvernement américain
autorise des vols de test vers Washington et New York
pendant 12 mois à raison de 3 vols par jour pour
chaque compagnie (Air France et British Airways). Mais
le 25 mars 1976, les autorités aéroportuaires
newyorkaises décident de ne pas accepter les Concorde
sous la pression de riverains et d'écologistes.
Débute alors un procès que Concorde va gagner:
le 17 octobre 1977, la Cour Suprême juge illégale
la décision de l'autorité aéroportuaire.
Le 22 novembre 1977, deux Concorde se posent de nouveau
sur l'aéroport JFK à New York et le 9 janvier
1979, l'avion reçoit finalement le certificat de
navigabilité de la FAA.
Cependant, devant l'échec commercial de l'avion,
le 21 septembre 1979 les gouvernements français
et britannique décident de stopper la production
du Concorde. 16 appareils avaient été construits,
British Airways qui en possédait déjà
5 en racheta 2 et Air France qui en possédait 4
en racheta 3.
Devant les coups d'exploitation du Concorde, les lignes
qu'il dessert sont fermées les unes après
les autres: le 30 octobre 1980, British Airways ferme
sa ligne Londres-Singapour, le 29 mars 1981, Air France
ferme sa ligne vers Washington et vers Mexico, puis le
1er avril 1982, c'est au tour des lignes vers Rio de Janeiro
et vers Caracas. Les seules lignes encore desservies sont
Londres-New York par British Airways et Paris-New York
par Air France. Ce dernier se fait en 3 heures 45 minutes
quelque soit le sens, alors qu'un Boeing
747 met 7 heures 55 minutes dans le sens Paris-New
York et 8 heures dans le sens New York-Paris. Le vol Paris-New
York en Concorde ne représente qu'un volume de
56 500 passagers par an.
En définitive, le Concorde fut un échec
commercial en raison des crises pétrolières
et du refus de la FAA d'autoriser le survol du territoire
américain à des vitesses supersoniques.
Aujourd'hui, après le crash d'un Concorde à
côté de Paris, l'avenir des Concorde est
plus que jamais remis en question: les appareils vieillissent
et ils ne sont mis en exploitation que pour des questions
de prestige pour les deux compagnies qui l'exploite. |

|
|